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Modern Lovers, une plainte punk
Nos coups de coeur

Modern Lovers, une plainte punk

Victor Francès

L’album éponyme des Modern Lovers sorti en 1976 est une plainte punk aux mélodies léchées.

La voix blasée de Jonathan Richman semble vouloir s’allonger, et en même temps on y sent l’urgence punk.

C’est efficace, douloureux, joyeux. Le « one two tree four five six » rageux qui ouvre Road Runner nous immerge directement dans le garage des copains qui empeste la bière et le cendrier plein.

 

Cet album qualifié de proto punk a tout de la vitalité hirsute mais pas la violence. Il y a un panache indéniable dans la musique des Modern Lovers. Une météorite de la fin des 70s, qui a traversé le ciel énervé des années Tatcher. Écouter les Modern Lovers c’est avoir envie de tout foutre en l’air avec le sourire, de tout bazarder avec politesse.

 

Mais surtout, ce qui fait la force indéniable de chaque morceau, ce sont ces mélodies qui restent en tête, ciselées, qui ont leur vie propre, à la manière des Clashs ou, plus récemment de l’Américaine Mattiel (dont je recommande la découverte on ne peut plus chaudement).

 

Le morceau « Pablo Picasso » est d’une langueur et d’un érotisme sans pareil. De cet érotisme de fin de nuit quand les corps épuisés de trop s’être donnés se vautrent dans l’aube embrumée de LSD.

 

Et puis on se remet debout et on repart en route avec « she cracked », le riff ne nous lâche pas, dès qu’il est lancé, dès l’ouverture, c’est parti, ça explose ça bombarde, mais toujours avec le sourire.

 

Un album à découvrir pour les dionysiaques au coeur tendre.